L emploi de l imparfait, les terminaisons de l imparfait

Je pleurais doucement ce quelque part je savais que j’aurais besoin de toutes mes réserves de larmes pour les cinq heures à venir.

Elvira LINDO, Manolito, Gallimard Jeunesse.

1. Conjugaison

1. Dans cet extrait, quelles formes verbales sont à l’imparfait ?

2. Réécrivez cet extrait en remplaçant « je » par « il », puis par « nous », puis par « elles ».
Le radical change-t-il ? Quelles terminaisons sont employées ?

a. Mise au point

L’imparfait de l’indicatif se forme en ajoutant les terminaisons ais ais ait ions iez aient au radical du verbe. Ex. Le Bêta la suivait.
Attention !
Les verbes en ger prennent un e devant les terminaisons en a : je rangeais.
Les verbes en guer gardent le u à toutes les personnes : il conjuguait.
Les verbes en cer prennent une cédille devant a : elle traçait.
Dans les verbes en ier, yer , iller , gner , il ne faut pas oublier le i des terminaisons ions et iez :
nous priions, vous essayiez, nous travaillions, vous gagniez.

2. EXERCICES

a. Conjugaison

1. Dites si les verbes suivants sont au présent ou à l’imparfait.

Vous vous appuyiez – nous trions – vous criiez – vous vous baignez – nous pillions – nous teignons – vous peigniez – vous essuyiez – vous clouiez.

2. Mettez les formes verbales suivantes à l’imparfait.

Il rugit – je pars – nous rêvons – vous voulez – nous nettoyons – elle peut – tu crois – vous vendez – nous prions – vous conseillez – je sue – nous clouons – elle gagne – il sait – vous faites – il s’assoit.

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3. Faites de même avec ces formes verbales.

Il change nous rangeons elle vogue ils évoquent ils finissent elle prend je résous nous peignons tu couds elle va ils naissent tu souris vous craignez nous cueillons ils se balancent.

4. Mettez les verbes de ces phrases à l’imparfait.

1. Chez lui, nous gagnons beaucoup d’argent.
2. Vous travaillez dur mais vous n’y arrivez pas.
3. Nous le prions de ne pas déranger les petits.
4. Tous les soirs nous l’accompagnons jusqu’à chez lui.
5. Nous étudions le français dès l’âge de trois ans.
6. Il neige tellement qu’on ne voit rien.
7. Elle se balance dans le jardin pendant que je mange.

3. Emplois

J’ai enlevé les capuchons des feutres et j’ai commencé à monter les escaliers en passant les pointes sur le mur. […] Je faisais trois traits : un rouge, un bleu et un noir. J’essayais de les faire droits pour que ça ressemble à une rampe.

Elvira LINDO, Manolito, Gallimard Jeunesse.

1. Parmi les formes verbales de cet extrait, quelles sont celles qui décrivent une action dont on connaît le début et la fin ?
À quel temps sont-elles conjuguées ?

2. Quelle forme verbale exprime la répétition et une action qui dure ?

a. Mise au point

L’imparfait s’emploie pour raconter des faits passés, considérés dans la durée, inachevés.
Ex. Le bêta la suivait en passant son doigt sur les lignes.
L’imparfait indique souvent l’habitude et la répétition.
Ex. Je jouais aux « mots en chaînés » tous les jours.
L’imparfait est le temps de la description au passé. Ex. Je pleurais doucement.
Dans un récit au passé, l’imparfait est employé pour donner des explications.
Ex. Ma mère se mettait en colère quand je faisais des bêtises.
Dans une subordonnée circonstancielle de condition commençant par « si », l’imparfait exprime une hypothèse. Ex. Si ma mère s’en apercevait, elle m’engueulerait.

4. EXERCICES

a. Emplois

5. Expliquez l’emploi de l’imparfait dans les phrases suivantes.

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1. Les draps où nous couchions était blancs comme neige. Ils sentaient la lavande.
2. Chaque année pour la fête des mères, nous lui récitions un poème.
3. Nous attendions assis sur un banc quand, tout à coup, elle apparut au loin.
4. Si mes parents me battaient encore une fois, je partirais.
5. Il n’arrêtait pas de crier, c’était insupportable.
6. Je mangeais encore quand mon père est entré.

6. Lisez le texte suivant.

Souvenir
« Grand-père, raconte-moi ton enfance.
– J’aimais la vie dans mon village de montagne : l’air était pur et frais. Il n’était pas pollué par les gaz des voitures. On regardait ma mère faire du pain pour la semaine. Souvent, le soir, grand-mère nous racontait des histoires de djinns […]. Mon grand-père nous apprenait à comprendre la nature : il savait s’il allait pleuvoir le lendemain en regardant la lune ou les nuages. Mon frère et moi nous étions amoureux de la même petite fille, celle du boulanger … Si je pouvais, je choisirais la même enfance … »

a. Quel est le temps dominant ? Pourquoi ?
b. Relevez
– des actions exprimant des habitudes ;
– un passage descriptif ;
– une explication ;
– des faits considérés dans leur durée ;
– une proposition exprimant une hypothèse.

7. Les temps de base de cet extrait sont l’imparfait et le passé simple. Mettez les verbes entre parenthèses au temps qui convient.

Déjà la petite fille n’(écouter) plus son oncle : par la fenêtre, elle (venir) d’apercevoir l’horizon immense, et elle (traverser) vivement la pièce, elle se (planter) devant les vitres, dont les rideaux de mousseline (être) relevés à l’aide d’embrasses de coton. Depuis son départ de Paris, la mer (être) sa préoccupation continuelle.

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Émile Zola, La Joie de vivre.

8. Complétez cette phrase pour obtenir un paragraphe de 6 à 7 lignes.

Je me souviens, quand j’étais en maternelle …

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