L’accord du verbe et du participe passé

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Deux Pigeons s’aimaient d’amour tendre.
L’un d’eux s’ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.

Jean de La Fontaine, Les deux Pigeons.

Dans ces quatre vers, deux verbes sont à un mode impersonnel et ne sont pas conjugués : le participe présent s’ennuyant et l’infinitif entreprendre. Les deux autres verbes sont conjugués et subissent les règles de l’accord : (Deux pigeons) s’aimaient et (L’un d’eux…) fut.

Sommaire de l'article :

L’ACCORD DU VERBE

Le verbe a un seul sujet

L’accord du verbe avec le sujet : règle générale

Le verbe conjugué à un mode personnel s’accorde en personne et en nombre avec son sujet.
Je repeins ma chambre. Il repeint sa chambre.
Quand la forme verbale est simple, la terminaison est soudée au radical (-s, -t…). Quand la forme verbale est composée, la terminaison est portée par l’auxiliaire.
Nous avons repeint notre chambre.
Le participe passé peut aussi varier en genre et en nombre.

L’accord du verbe avec nous et vous désignant une personne unique

Les pronoms nous et vous désignent parfois une personne unique :
– le nous de majesté est utilisé à la place de je par un souverain ou par toute personne qui détient l’autorité ;
– le nous de modestie est utilisé à la place de je par un auteur ;
– le vous de politesse est utilisé à la place de tu pour exprimer une distance respectueuse.
Dans ce cas, le verbe porte la marque du pluriel.
Quel modèle de téléphone portable souhaitez-vous acheter ?
Pour les formes composées, cependant, le participe passé reste au singulier mais s’accorde, comme les adjectifs qualificatifs, en genre.
Excusez-moi, Madame, mais vous vous êtes trompée de numéro.

L’accord du verbe avec le pronom relatif qui

Quand le sujet est le pronom relatif qui, le verbe se met à la même personne et au même nombre que son antécédent.

J’ai croisé Manon qui sortait de la piscine.

L’antécédent du pronom relatif qui est le nom propre Manon, de troisième personne ; le verbe sortir est donc à la troisième personne du singulier.

Moi qui suis toujours en avance, je suis arrivé, cette fois-là, avec une heure de retard !

L’antécédent du pronom relatif qui est le pronom personnel moi : le verbe être est donc conjugué à la première personne du singulier.

Lorsque l’antécédent est un attribut se rapportant à un sujet de première ou de deuxième personne, on peut faire l’accord avec l’attribut à la troisième personne ou avec le sujet.
Nous sommes des amis qui partagent / partageons les mêmes valeurs.

L’antécédent du pronom relatif qui est le groupe nominal des amis, attribut du sujet nous. On peut donc écrire partagent (accord avec l’attribut du sujet) ou partageons (accord avec le sujet).

Lorsque le pronom relatif est précédé de un des, un de ces…, le verbe se met souvent au pluriel (accord avec le nom pluriel), mais on rencontre également le singulier (accord avec le pronom un).
C’est un des films qui m’ont le plus marqué.
C’est un des films qui m’a le plus marqué.

Dans la première phrase, l’antécédent du pronom relatif est (des) films, et le verbe prend la marque du pluriel. Dans la seconde phrase, le locuteur souligne le fait qu’il parle d’un film en particulier et accorde le verbe au singulier : l’antécédent du pronom relatif est le pronom un.

L’accord du verbe avec un sujet neutre : ce, cela, ça

Les pronoms neutres ce, cela et ça entraînent en général un accord du verbe à la troisième personne du singulier et un accord du participe passé au masculin singulier.
Ce fut une grande soirée.
Cela avait déjà été annoncé il y a quelques mois.

Cependant, lorsque le pronom neutre ce est sujet du verbe être et que l’expression qui suit le verbe est au pluriel, l’accord du verbe se fait souvent au pluriel. Il ne se fait pas toujours à l’oral, mais il s’impose à l’écrit.
C’est des skieurs qui ont donné l’alerte.
Ce sont des skieurs qui ont donné l’alerte.

La langue parlée ou familière peut accorder le verbe au singulier, mais l’usage soigné exige l’accord du verbe au pluriel.

L’accord du verbe avec un sujet du type beaucoup, peu, trop de + nom

Les adverbes de quantité beaucoup, peu, trop, assez, moins…, quand ils sont suivis de de, jouent le rôle de déterminants du nom. Si le nom est au pluriel, l’accord du verbe se fait au pluriel.
Beaucoup de spectateurs se sont pressés autour de la place pour profiter du spectacle.
Cependant, lorsque peu est construit avec un déterminant et devient donc un nom (le peu de, ce peu de), il peut entraîner l’accord au singulier quand on veut indiquer globalement une petite quantité.
Le début de la rencontre ne rassure pas le peu de supporters qui ont fait le déplacement. (les quelques supporters)
Le début de la rencontre ne rassure pas le peu de supporters qui a fait le déplacement. (le petit nombre de supporters)

L’accord du verbe avec un sujet comportant un nom collectif : la plupart de, une foule de, une dizaine de

Lorsqu’un nom collectif (foule, dizaine, multitude, majorité…) est suivi d’un nom au pluriel, le verbe s’accorde avec ce nom (accord au pluriel) ou avec le nom collectif (accord au singulier).
Une vingtaine de manifestants a organisé un barrage filtrant.
Une vingtaine de manifestants ont organisé un barrage filtrant.

Avec la plupart de, le verbe, le plus souvent, s’accorde au pluriel.
La plupart des spectateurs se sont ennuyés.

L’accord du verbe avec un sujet formé à partir d’une fraction ou d’un pourcentage

Lorsqu’un nom de fraction au singulier (moitié, tiers, quart…) est suivi d’un nom au pluriel, le verbe s’accorde avec ce nom (accord au pluriel) ou avec le nom de fraction (accord au singulier).
Plus de la moitié des exploitations est en culture biologique.
Plus de la moitié des exploitations sont en culture biologique.

Lorsqu’une expression contenant pour cent ou pour mille est suivie d’un nom au singulier, le verbe s’accorde avec ce nom (accord au singulier) ou avec cette expression (accord au pluriel).
Cinquante pour cent de la production agricole alimente / alimentent directement les villes.

L’accord de vive, soit, qu’importe, peu importe, reste

Certains verbes sont utilisés en tête de phrase dans des expressions figées : vive, soit, qu’importe, peu importe, reste. Ils peuvent s’accorder avec leur sujet ou rester invariables.
Qu’importent les difficultés !
Qu’importe les difficultés !

Quand le verbe est placé après le sujet, il s’accorde.
Ce sont les seules choses qui m’importent.
On tend cependant à ne pas accorder le mot soit quand il signifie « supposons » et le mot vive quand il signifie « bravo » ou « honneur à ». La valeur verbale de ces mots a en effet presque complètement disparu.
Soit douze pions.
Vive les mariés !

Le verbe a plusieurs sujets

L’accord du verbe avec plusieurs sujets

Quand le verbe a plusieurs sujets coordonnés (ou juxtaposés), il se met au pluriel.
Le pianiste et le saxophoniste jouent ensemble pour la première fois.

L’accord du verbe avec des sujets qui ne sont pas de la même personne

Quand le verbe a plusieurs sujets qui ne sont pas de la même personne, on applique les règles suivantes :
– la première personne l’emporte sur les deux autres ;
Toi et moi avons toujours été très proches.
– la deuxième personne l’emporte sur la troisième.
Toi et ton frère avez toujours été très proches.

L’accord du verbe avec des sujets coordonnés par ou ou par ni

Avec des sujets coordonnés par ou ou par ni, l’accord au pluriel est le plus fréquent, mais l’accord au singulier est également admis. L’accord au singulier se justifie en particulier lorsque ou est exclusif, c’est-à-dire lorsqu’un des deux sujets exclut l’autre.
Une voiture ou un ordinateur ne sont plus aujourd’hui des produits de luxe.
Un documentaire ou un dessin animé sera proposé aux enfants dans le cadre des ateliers.

Il faut comprendre que les enfants pourront voir un seul film.

L’accord du verbe avec des sujets qui désignent une même réalité

Quand le verbe a plusieurs sujets et que ces sujets désignent la même personne ou la même chose, on applique la règle générale et l’accord se fait au pluriel.
La fatigue, le découragement, la lassitude se lisaient sur les visages des derniers concurrents du marathon.
On trouve cependant l’accord au singulier lorsque, pour des raisons stylistiques, on cherche à souligner que les sujets ne renvoient qu’à une seule et même réalité.
La fatigue, le découragement, la lassitude se lisait sur les visages des derniers concurrents du marathon.

Un sujet ou plusieurs sujets ?
Le cas de la comparaison d’égalité

Les expressions comme, ainsi que, autant que…, quand elles sont suivies d’un groupe nominal ou d’un pronom, peuvent avoir deux sens différents.
Quand elles expriment une comparaison d’égalité, elles n’entraînent pas l’accord au pluriel.
Le lézard, comme le serpent, vit à l’abri dans des trous du sol.
Il arrive cependant que l’on accorde au pluriel lorsque comme, ainsi que, autant que sont compris comme l’équivalent d’une conjonction de coordination reliant deux sujets.
Le lézard comme le serpent vivent à l’abri dans des trous du sol.

Le mot comme fonctionne ici comme la conjonction de coordination et.

L’ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ

Le participe passé est employé sans auxiliaire

Le participe passé sans auxiliaire : règle générale

Le participe passé relève à la fois de la catégorie du verbe et de celle de l’adjectif. Employé sans auxiliaire, il s’accorde comme un adjectif et reçoit donc les marques de genre et de nombre du nom ou du groupe nominal (ou du pronom, du groupe pronominal…) dont il dépend.
Le coureur, épuisé par tant d’efforts, rejoint le bus.
Ces coureurs semblent épuisés.

L’accord du participe passé dans les expressions ci-joint, vu, attendu, étant donné, passé…

Il est fréquent que, dans ces expressions, le participe passé ne s’accorde pas.

 Ci-joint, ci-inclus, ci-annexé

Les participes passés ci-joint, ci-inclus et ci-annexé sont invariables quand ils sont placés en tête d’une phrase nominale ou devant un nom sans déterminant. Ils sont alors assimilés à des adverbes.
Ci-joint les informations demandées.
Veuillez trouver ci-joint copie du contrat de location.

Ces participes passés redeviennent variables :
– quand, placés après un nom avec déterminant, ils sont épithètes de ce nom ;
Veuillez conserver les contrats ci-joints. (épithète)
– quand ils sont attributs.
Les contrats sont ci-joints. (attribut du sujet)
Dans les autres constructions, on est libre d’accorder ou non le participe passé, en particulier quand il précède un nom avec déterminant.
Veuillez trouver ci-joint / ci-joints les contrats.

 Vu, attendu, excepté, compris, non compris

Les participes passés vu, attendu, excepté, compris, non compris sont invariables quand, placés devant un mot ou un groupe de mots, ils fonctionnent comme des prépositions.
L’orage s’abattit sur la chapelle où il brisa toutes les images, excepté celle de la Vierge.

Le participe passé excepté a ici le sens de la préposition sauf.

Placés après le mot ou le groupe de mots, ces participes passés s’accordent.
L’orage s’abattit sur la chapelle où il brisa toutes les images, celle de la Vierge exceptée.

 Étant donné, mis à part, passé

Le participe passé étant donné est en général invariable quand il précède le mot ou le groupe de mots.
Étant donné les restrictions imposées à la circulation, il est conseillé d’utiliser les transports en commun.
Les participes passés mis à part et passé peuvent, dans cette position, rester invariables ou s’accorder.
Mis à part / Mise à part cette panne de courant, le week-end s’est bien passé.
Placé après le mot ou le groupe de mots, le participe passé s’accorde.
Cette panne de courant mise à part, le week-end s’est bien passé.

Le participe passé est employé avec un auxiliaire

L’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire être

Le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet, aussi bien à la voix active qu’à la voix passive.
À cause du vent, toutes les mirabelles sont tombées au pied de l’arbre.

voix active

Les arbres ont été déracinés par la tempête.

voix passive

Il faut cependant faire attention aux formes pronominales. Le participe passé d’une forme pronominale, pourtant employée avec l’auxiliaire être, ne s’accorde pas toujours avec le sujet.

L’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir : règle générale

Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde pas avec le sujet.
Ils ont construit une cabane au bord de la forêt.
Il s’accorde cependant avec le COD quand celui-ci est placé avant lui.
Ils ont retrouvé la cabane qu’ils avaient construite au bord de la forêt.

Le pronom relatif qu’ est COD ; il représente la cabane, et le participe passé construite, en conséquence, reçoit la marque e du féminin.

L’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir quand le COD est le ou l

Le COD placé avant le participe passé peut être un pronom personnel.
Cette commode, il l’a trouvée chez un brocanteur.

Le participe passé trouvée s’accorde avec le pronom personnel COD l’ qui représente cette commode.

Mais le participe passé ne s’accorde pas quand le pronom l’, mis pour le à valeur de neutre, équivaut à une proposition.
La randonnée s’est passée comme on l’avait prévu.

Le pronom COD l’ ne renvoie pas uniquement à la randonnée, mais à l’idée que cette randonnée se passerait d’une certaine manière : comme on l’avait prévu signifie comme on avait prévu qu’elle se passerait.

L’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir quand le COD est en

Quand le COD est le pronom en, la règle veut que le participe passé ne s’accorde pas.
Des voitures, il en a réparé !

L’accord du participe passé des verbes peser, mesurer, valoir, coûter, durer

Le participe passé des verbes peser, mesurer, valoir, coûter, durer… ne s’accorde pas avec le complément qui indique combien pèse, mesure, coûte… le sujet. En effet, ce complément n’est pas un COD du verbe mais un complément de mesure.
Il faut comparer cette dépense aux trois millions d’euros qu’a coûté la construction de l’école.

Le pronom relatif qu’, qui représente trois millions d’euros, est un complément de mesure. En conséquence, le participe passé reste invariable.

Néanmoins, les verbes qui peuvent se construire avec un complément de mesure peuvent aussi, avec un sens différent, recevoir un COD. Dans ce cas, le participe passé s’accorde avec le COD placé avant.
Le musicien explique dans le film toutes les difficultés que lui a coûtées la composition de cette symphonie.

Le verbe coûter n’a pas son sens propre mais signifie « causer une difficulté, une peine, un effort, etc. ». Le pronom que, qui représente toutes les difficultés, est un COD du verbe et le participe passé s’accorde avec ce COD placé avant lui.

Le participe passé est celui d’un verbe à la forme pronominale

L’accord du participe passé d’une forme pronominale : règle générale

Il existe deux grands types de formes pronominales.
Quand le pronom réfléchi peut être analysé (comme, par exemple, dans se soigner), on applique la règle du participe passé conjugué avec avoir.
Quand le pronom réfléchi ne peut pas être analysé (comme, par exemple, dans se souvenir), on applique la règle du participe passé conjugué avec être.

L’accord du participe passé d’une forme pronominale dont le pronom est COD ou COI

Le sens d’une forme pronominale peut être celui d’un verbe comportant un COD ou un COI (ou un datif).

 Le pronom réfléchi est COD

Un verbe tel que se soigner n’est qu’une variante de soigner quelqu’un, et se est donc COD du verbe. En conséquence, la forme composée s’être soigné(e) (s) comporte, malgré l’auxiliaire être, un COD, le pronom s’. Dans ce cas, le participe passé s’accorde avec ce COD.
Elle s’est toujours soignée avec des plantes.

S’ est COD. Cette phrase signifie : elle a toujours soigné elle-même avec des plantes.

 Le pronom réfléchi est COI (ou datif)

Un verbe tel que s’accorder, en revanche, est une variante de accorder à quelqu’un. Le pronom réfléchi n’est pas COD du verbe, mais COI (ou COS), et le participe passé ne s’accorde donc pas avec ce pronom.
Elles se sont accordé deux mois de vacances.

Cette phrase signifie, non elles ont accordé elles-mêmes, mais : elles ont accordé à elles-mêmes deux mois de vacances.

Si ce verbe reçoit un COD et si ce COD est placé avant, le participe passé de ce verbe s’accorde avec ce COD.
Elles ont bien profité des deux mois de vacances qu’elles se sont accordés.

Le pronom relatif qu’, qui représente deux mois de vacances, est COD du verbe, alors que se est COI (ou COS), comme dans la phrase précédente : le participe passé s’accorde avec qu’ et prend donc le pluriel de deux mois de vacances.

L’accord du participe passé d’une forme pronominale dont le pronom ne peut pas être analysé

Parfois, le pronom réfléchi ne peut pas être analysé et ne reçoit, en conséquence, aucune fonction. Dans ce cas, le participe passé s’accorde avec le sujet.
Elle s’est souvenue de leur rencontre.
Quatre verbes font exception : se rire, se plaire, se déplaire et se complaire. Le participe passé de ces verbes est toujours invariable, quel que soit le sens de la forme pronominale. Ainsi, bien que le pronom du verbe se plaire soit inanalysable quand ce verbe signifie « prendre plaisir à », le participe passé ne s’accorde pas avec le sujet.
Elle s’est plu à ignorer sa présence.

Tableau récapitulatif de l’accord du participe passé d’une forme pronominale 

PRONOM RÉFLÉCHIRÈGLEEXEMPLES
Le pronom réfléchi a une fonction.    

COD


COI
ou datif



Le participe passé s’accorde avec le COD placé avant.


Le participe passé s’accorde avec le pronom COD.

Le participe passé s’accorde uniquement avec le COD placé avant.






Elle s’est soignée avec des plantes.

Elles se sont accordé deux mois de vacances.

(COD placé après : pas d’accord)
Elles ont bien profité des deux mois de vacances qu’elles se sont accordés.
(COD placé avant : accord)
Le pronom réfléchi n’a pas de fonction.Le participe passé s’accorde avec le sujet.

exception
Elle s’est souvenue de leur rencontre.

Elle s’est plu à ignorer sa présence.

Le participe passé est suivi d’un infinitif

L’accord du participe passé suivi d’un infinitif : règle générale

Lorsque le participe passé est suivi d’un infinitif, le COD qui précède peut être COD, non de la forme verbale composée avec ce participe passé, mais de l’infinitif seul. Dans ce cas, le participe passé reste invariable.
La veste qu’il a voulu acheter était trop grande pour lui.

Le pronom relatif qu’ est COD, non de a voulu, mais de acheter.

En revanche, dès que le COD est COD de la forme verbale composée avec le participe passé, ce participe passé s’accorde avec ce COD.
J’ai téléphoné à Manon et je l’ai remerciée d’avoir pensé à nous.

Le COD l’, qui représente Manon, est COD de ai remerciée, et le participe passé s’accorde avec ce COD placé avant lui.

De même, on écrit différemment :
Cette pièce de théâtre, je l’ai vu jouer une dizaine de fois.
Cette actrice, je l’ai vue jouer une dizaine de fois.

Dans la première phrase, l’, qui représente cette pièce de théâtre, est interprété comme le COD de jouer et non de ai vu, alors que, dans la seconde, le pronom, qui représente cette actrice, est COD du verbe conjugué seul.

L’invariabilité du participe passé de faire suivi d’un infinitif

Le participe passé de faire suivi d’un infinitif est toujours invariable.
Il n’a pas encore reçu les places de concert qu’il a fait acheter par le comité d’entreprise.

Le semi-auxiliaire faire forme avec l’infinitif une périphrase verbale, fait acheter, et le COD qu’, qui représente les places de concert, n’est pas COD du semi-auxiliaire seul, mais de la périphrase verbale tout entière : il n’a pas fait les places, il les a fait acheter

N. ORTH La réforme de 1990 recommande aussi l’invariabilité de laisser quand il est employé comme semi-auxiliaire : Cette tarte, il l’a vraiment laissé trop cuire !

Quand faire et laisser sont employés seuls, la règle ordinaire s’applique, et le participe passé s’accorde avec le COD placé avant.
Elle regrette l’erreur qu’elle a faite.

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