La narration et la description

1. FICHE D’ORIENTATION

Le récit est formé de la narration, de la description et du dialogue. Ces trois composantes se retrouvent dans le conte, la nouvelle et le roman.

Elles y occupent des places différentes et varient en importance au cours du déroulement de l’histoire.
Vous avez déjà étudié la place et le rôle du dialogue (voir cet article). Voyons maintenant la place de la narration et de la description.

La narration introduit, le plus souvent, la description. La progression des actions s’arrête momentanément pour laisser place à la présentation d’un personnage ou d’un paysage.
Cette pause descriptive permet d’informer le lecteur sur la géographie, la signification et le rôle du cadre, ainsi que sur le physique et le caractère des personnages. La narration reprend dès que les informations utiles au lecteur pour la compréhension du récit ont été communiquées.

Il arrive aussi que la description du cadre et du personnage précède la narration.
Cette technique permet de comprendre les actions du personnage en fonction du milieu où il vit et de son caractère.

2. ATELIER D’ÉCRITURE

a. Exercice 1

Complétez ce paragraphe narratif par un paragraphe descriptif.

Pascal attendait avec impatience l’arrivée d’une nouvelle élève en classe. Il était dans cet état fébrile lorsqu’une fille entra et s’avança droit vers lui. « Voici Elsa », lui dit son voisin.

b. Exercice 2

Introduisez cette description par un passage narratif.

Une grande pièce servait de cuisine, de salle à manger et de chambre à coucher. Sur une pierre plate, le feu se faisait au milieu de la chambre et la fumée sortait par un trou pratiqué dans le toit, ou plutôt s’arrêtait, formant un nuage, à quelques pieds au-dessus du sol.

c. Exercice 3

Rédigez un paragraphe de description qui s’insèrera entre ces deux paragraphes narratifs.

Un soir, à l’heure du souper, on entendit des sons lourds et fêlés qui se rapprochaient, et au loin, quelque chose de rouge apparut dans les ondulations du terrain.

Ils s’arrêtèrent à trois cents pas du camp pour retirer des étuis qu’ils portaient en croupe, leur bouclier rond, leur large glaive et leur casque. Quelques-uns restèrent avec les chameaux ; les autres se remirent en marche.

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