Sommaire de l'article :

1. Déictique

Les éléments déictiques et les éléments en emploi déictique sont ceux qui marquent la déixis.

2. Déixis

La déixis — mot emprunté tel quel au grec ancien, où il signifie l’« action de monter » — est l’une des façons de conférer son référent à une séquence linguistique. Elle s’observe clairement dans le fonctionnement des démonstratifs.

La déixis s’oppose à la fois à l’anaphore et à l’embrayage :

a) à la différence de l’anaphore, la déixis n’implique pas de relations avec d’autres éléments du contexte : je peux dire ce chat va se faire écraser sans qu’il ait précédemment été fait mention du chat suicidaire ;

b) à la différence de l’embrayage, la déixis ne se satisfait pas des seules indications fournies par l’acte même de l’énonciation : si je dis je veux cette voiture, le référent de je, embrayeur, est identifié de façon complète par le fait que c’est moi qui énonce la phrase. Mais pour repérer la voiture que je veux parmi celles qui sont exposées, il faut, accompagnant le déictique cette, un élément de monstration : geste, attitude, regard, etc ; quand la situation est telle qu’il n’y a pas d’erreur possible sur le référent (une seule voiture dans la vitrine), le fait même de s’y trouver constitue la monstration.

Remarque. — Certains auteurs utilisent de façon indifférente embrayage et déixis, embrayeurs et déictiques.

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