Dissertation : Ronsard

PREMIER SUJET

Sujet 1 : « Ce grand seigneur mit l’ambition et l’honneur de sa vie devenir un grand poète. Cet homme de plaisir se révéla en mainte occasion un homme de caractère. Ce délicat poète élégiaque fut le créateur de notre poésie classique. »
Dans quelle mesure ce jugement vous paraît-il éclairer certains aspects essentiels de la formation, du tempérament et de l’œuvre de Ronsard ?

LES GRANDES LIGNES DU PLAN

Les grandes lignes du plan vous sont fournies par les termes mêmes du sujet. Trois points essentiels : I. Formation. — II. Tempérament. — III. Œuvre — que vous dégagez aisément de la question posée. Les sous-parties à l’intérieur de chacun de ces points sont indiquées dans la citation. Reste à découvrir l’unité du développement.

PLAN DÉTAILLÉ

Introduction

Il y a chez Ronsard un perpétuel dualisme : dans sa formation qui fut celle d’un homme de lettres après avoir été celle d’un homme de Cour, dans son tempérament où s’affrontent le goût du plaisir et l’énergie du caractère, dans son œuvre enfin dont la diversité, comme il est naturel, est à l’image de son auteur.

I.  Influence successive sur la jeunesse de Ronsard de deux formations foncièrement différentes

A. — FORMATION DE LA VIE ET DU MONDE, dont il faut noter le caractère étendu : formation physique et militaire, diplomatique et mondaine. Impressions de nature ; impressions de voyages.

B. — FORMATION DES LIVRES. Devenu sourd à l’âge de dix- huit ans et obligé de renoncer à une brillante carrière, Ronsard devient l’élève de l’humaniste Daurat. Sa culture est plus grecque que latine et, contrairement à ce qui a lieu d’ordinaire, la formation livresque a suivi et non précédé les leçons de l’expérience. Notons enfin le divorce relatif entre ces deux formations qui parfois se rejoignent mais plus souvent s’ignorent : il y a côte à côte chez Ronsard un homme du monde et d’expérience extrêmement brillant et un « rat, de bibliothèque » qui en bien des cas confine au pédant.

II. Le dualisme de formation est d’autant plus important qu’il s’accompagne d’un dualisme profond dans le tempérament même du poète

Il y a chez Ronsard deux hommes en apparence incompatibles mais qui coexistent et même parfois collaborent.

A. — UN HOMME DE PLAISIR. C’est l’homme qui, au Collège même de Coqueret, saura sortir pour voir et s’amuser, et qui dans le reste d’une existence consacrée à l’étude et à la création ne perdra jamais le contact avec la vie de Cour.

Dans son œuvre la manifestation la plus originale et la plus artistique de cet homme, c’est cette mélancolie qui lui est si propre (surtout dans la littérature classique) et qui accompagne toujours une tendance à rechercher les sensations pour en jouir chez les natures sensuelles affinées par la culture.

A la fin de sa vie, quand la déchéance physique mettra un terme au plaisir, cette mélancolie deviendra une angoisse hallucinante, si bien qu’il créera alors (dans ses derniers sonnets) une poésie aux antipodes de la poésie gracieuse de sa maturité et qui, en réalité, en est l’aboutissement naturel : l’inspiration dominante de cette poésie est la stupeur morne de l’âme devant la désagrégation du corps devenu incapable de vivre sa vie. Anéantissement de vie morale dans l’anéantissement de vie physique.

Il rappelle la poésie de Villon par le sentiment de l’horreur physique devant la décomposition du corps.

Mais il en diffère parce que ce sentiment chez Villon sert de point de départ à un drame moral et à l’angoisse de l’au-delà.

B. — UN HOMME DE CARACTÈRE. C’est l’homme qui, frappé d’infirmité en pleine jeunesse, a voulu se refaire une vie plus brillante qu’autrefois.

C’est l’homme qui, alors que la langue, la littérature et la société étaient en formation, a conçu de doter d’emblée la littérature française d’une poésie égale à la grecque et à la latine.

C’est l’homme qui a su consacrer toute sa vie à la réalisation de ce dessein, apprenant deux langues mortes à vingt ans, abordant dans sa carrière tous les genres, aussi abondant et aussi travailleur dans tous ces genres.

III.  Les deux aspects de l’œuvre

Par ce dualisme des formations et des tendances s’explique l’aspect un peu étrange de l’œuvre de Ronsard, son ampleur, sa variété, mais aussi son caractère hybride :

A. — RONSARD, CRÉATEUR DE LA POÉSIE CLASSIQUE, LUI DONNE :

a) sa théorie : réalisation laborieuse d’œuvres désintéressées et humainement belles par l’imitation originale des grandes œuvres antiques ;

b) ses cadres : substitution aux genres du moyen âge des grands genres de poésie antique : épopée, ode, tragédie, etc … ;

c) des modèles d’œuvres :

1º des poésies pseudo-classiques : imitation de genres anciens qui vivent par l’imagination et où les fictions qui servent de cadre et de support, sont textuellement empruntées aux œuvres antiques sans pouvoir être transformées (odes pindariques, épopées) ;
2º du lyrisme proprement classique : expression, souvent contre un adversaire, d’idées morales nobles et communes sous forme d’une éloquence indignée (discours) ;

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d) sa forme (langue et métrique). Même dans les œuvres les plus mortes, par excès d’ambition, le caractère de Ronsard, la passion jointe à la volonté, lui donne le don essentiel : le souffle, qui s’ordonne naturellement en périodes (odes). Ronsard est le créateur de l’alexandrin (extraordinaire souplesse avec laquelle il manie les rythmes, combinaisons de rythmes et combinaisons de strophes).

B. RONSARD, POÈTE DE LOISIR ET DE PLAISIR A SES MOMENTS PERDUS.

a) C’est le poète des odes légères, des amours, des élégies et parfois des autres pièces. Lyrique élégiaque unique dans notre littérature :

1º Fougue ardente à sentir, à jouir, à être ému.
2º Sensibilité plastique extrêmement nuancée qui lui fait voir, admirer et suggérer les formes des êtres et les plus délicats coins de nature.
3º Sentiment intense de l’action corrodante du temps et de la mort sur les plaisirs, les émotions et même les souvenirs.

b) A ces dispositions du tempérament se combinent les influences de l’imitation, d’une manière disgracieuse et pédante dans les Amours de Cassandre et les premiers odes, d’une manière originale dans les œuvres de la maturité.

1º Influence d’Horace qui tempère les élans de l’homme passionné pour le plaisir par un sourire de bon sens amusé.
2º Influence des poètes lyriques et élégiaques latins, et surtout de leur mythologie, qui, sans artifice, semble peupler de faunes et de nymphes les coins les plus charmants de la campagne française.
3º Influence de Pétrarque qui donne à un tempérament un peu trop gaulois le sentiment que l’amour peut être une inclination admirative, un élan vers un idéal de beauté, et qui lui révèle la puissance du souvenir.

c) Par la combinaison de ces divers éléments, l’œuvre lyrico-élégiaque de Ronsard touche souvent à deux sources émouvantes et éternelles de la poésie la plus haute : le désir passionné et la mort.

A remarquer que c’est dans des petites œuvres, dans des sonnets que Ronsard a eu le plus profondément et de la manière la plus personnelle, le sens du grand.

Conclusion

Ronsard a accompli une œuvre extraordinairement durable parce que sa révolution allait dans le sens d’une évolution. Il survient en pleine Renaissance. Dès avant lui on avait retrouvé l’antiquité et on avait tenté de la rénover.

Néanmoins, il a voulu accomplir une révolution brutale et trop rapide parce que la langue et le milieu social ne répondaient pas encore à l’éclosion d’une poésie aussi achevée. Aussi ce révolutionnaire a-t-il été obligé de s’appuyer trop étroitement, trop superstitieusement sur la tradition grécolatine et son œuvre a nécessité après sa mort une mise au point qui a été dans l’esprit de ses successeurs un reniement.

Par là s’explique le paradoxe que ce poète, grand surtout dans l’histoire littéraire pour avoir créé une littérature égale aux plus grandes, est surtout cher aux lettrés pour avoir écrit à la dérobée de courtes poésies qui embaument notre littérature d’un parfum unique et charmant.

REMARQUE

Attachez-vous, en relisant ce plan, à voir comment sont réalisés l’unité et l’enchaînement logique de l’exposé. L’unité est mise en valeur par l’idée centrale exprimée en tête de l’introduction : dualisme de Ronsard. Quant à l’enchaînement logique, il est réalisé par l’énoncé d’un simple rapport de cause à effet : le dualisme de l’œuvre est la conséquence de celui de la formation et du tempérament. L’introduction l’annonce, les transitions le soulignent en tête de chacun des points.

DEUXIÈME SUJET

Sujet 2 : Commenter cette opinion d’un critique : « Si Ronsard a imposé à la langue et à la versification des réformes aussi profondes, ce n’était en définitive que pour fournir à de nouveaux thèmes d’inspiration des moyens d’expression et des cadres dignes d’eux. »

LES GRANDES LIGNES DU PLAN

Le problème général est celui du lyrisme, de ses thèmes, de la forme donnée à son expression. Se rappeler que le lyrisme est l’expression sous une forme émouvante de sentiments personnels 1. Ces sentiments qui se retrouvent d’un poète à l’autre et qui constituent ses thèmes d’inspiration, sont en nombre assez restreint ; notons essentiellement la nature, l’amour, la mort, la famille, la patrie, l’humanité. Pour exprimer avec fidélité ces sentiments, la forme doit être colorée et nuancée, posséder l’aisance, la souplesse et l’ampleur.

1 Cette définition, juste pour l’essentiel, est un peu étroite et incomplète. Elle se complétera et s’élargira à l’occasion d’autres sujets touchant, à propos d’autres auteurs, au même problème du lyrisme. Il faut aborder progressivement les difficultés.

LECTURES — Préfaces de La Franciade, la Défense et Illustration de la langue française (notam. I, iii ; II, iv, vii, ix), en ce qui concerne les théories de la Pléiade et de Ronsard. — Essentiellement dans les Amours de Marie et les Sonnets à Hélène, les sonnets célèbres qui figurent dans toutes les anthologies, en ce qui concerne Ronsard poète lyrique.

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Il ne s’agit pas de relever seulement, d’une part les thèmes d’inspiration lyrique de Ronsard et leur note originale, d’autre part les réformes de langue et de versification qu’il préconise et applique. Il faut encore mettre en valeur pour ces dernières leur valeur expressive dans la traduction fidèle des sentiments. Les termes du sujet vous y invitent.

PLAN DÉTAILLÉ

Introduction

Ronsard est avant tout un poète orgueilleux de sa mission. Il n’est grammairien que par occasion. Mais la langue qui manquait de richesse et de vigueur, la versification qui manquait de souplesse, de variété et d’ampleur se révélaient autant d’instruments inaptes à soutenir et à traduire son inspiration. En technicien averti, il se préoccupa donc de parfaire l’un et l’autre. Mais sa préoccupation essentielle restait la poésie. C’est en ce sens que l’on a pu dire : « Si Ronsard a imposé à la langue et à la versification des réformes aussi profondes, ce n’était en définitive que pour fournir à de nouveaux thèmes d’inspiration des moyens d’expression et des cadres dignes d’eux. »

I.  Il a imposé à la langue des réformes profondes

A. — AU VOCABULAIRE AUQUEL IL A INSUFFLÉ :

1º la vigueur et le pittoresque : emprunts aux dialectes (vallon et picard de préférence) ; emprunts aux langages techniques (métiers) ;
2º la couleur poétique, la grâce, l’harmonie : emprunts au latin (« avette » pour abeille), surtout au grec (« idole ») ;
3º le sens des nuances : les mots composés avec préfixes ou suffixes, qui expriment des nuances supplémentaires s’ajoutent au sens essentiel fourni par le radical (les diminutifs « doucelette », « verdelet », « âmelette »);
4º la richesse : à l’aide de tous les apports précités, des mots formés par dérivation (« provignement », verve a fourni « verver » et « vervement »), des noms composés (« donne-blé », « doux amer », « mal rassis »).

B. — A LA SYNTAXE A LAQUELLE IL A INSUFFLÉ :

1º l’aisance : infinitif employé comme nom (l’aller, le chanter, le vivre, le mourir) ; — adjectif employé comme nom (le liquide des eaux, le frais des ombres) ; l’inversion, l’adjectif précédant le nom (« la grecque beauté ») ;
2º la légèreté : l’adjectif employé comme adverbe ils combattent obstinés », « il vole léger »).

II.  Il a imposé à la versification des réformes profondes

Il développe l’harmonie et la souplesse :

a) à l’intérieur des vers : la rime sera riche mais sans affectation ; la césure à l’hémistiche ; il proscrit l’hiatus ;

b) dans les groupes de vers : emploi des rimes plates, alternées, croisées, embrassées. Variété des mesures : depuis l’alexandrin jusqu’au vers de deux pieds, en passant par le décasyllabe (usité dans La Franciade) ;

c) dans les genres poétiques : au lieu des genres à forme fixe qui bridaient l’inspiration — « rondeaux, ballades… et autres épiceries » — par leurs règles trop strictes (la même rime revenant sans cesse, tel vers ou telle portion de vers ramenés obligatoirement en refrain à une place stricte), il emprunte aux Grecs et aux Latins l’épigramme (Martial), l’élégie (Tibulle), l’églogue (Virgile et Théocrite), l’épopée (Homère), l’ode (Pindare), l’odelette propre aux sujets galants. Aux Italiens, il emprunte le sonnet : tous genres dont les règles sont assez précises pour discipliner l’inspiration, assez souples pour ne pas la brider, et imposent des rythmes et des règles en harmonie avec le genre d’inspiration des thèmes qu’ils traitent.

III. Surtout il a traité des thèmes nouveaux

Ces réformes de la langue et de la versification mettaient à la disposition de Ronsard un instrument d’expression et des cadres appropriés aux grands thèmes lyriques qu’il développe.

A. — LA NATURE. (Exemple de paragraphe développé.)

1º L’idée exprimée en tête.
2º Les exemples qui citent des points précis dans son œuvre où apparaît la nature.

La nature est partout dans son œuvre et c’est peut-être, parmi les grands thèmes lyriques, celui qu’il a le plus largement traité. Sans doute la voit-il à travers les souvenirs de l’antiquité et associe-t-il sans cesse les paysages qu’il voit à ceux que chantaient les poètes grecs et latins.

Couché sous tes ombrages verts
Gastine je te chante
Autant que les Grecs par leurs vers
La forêt d’Érymanthe.

Sans cesse ces paysages lui évoquent des souvenirs mythologiques : les nymphes hantent La Fontaine Bellerie et se cachent sous les arbres de la forêt de Gastine que hantent aussi les Satyres, les Sylvains et les Naïades. Mais ces souvenirs ne s’interposent pas entre lui et la nature. Soit qu’il peigne le « soleil se plongeant dedans l’onde » ou les rides que le vent trace à la surface de l’eau, la peinture est vraie et pittoresque ; d’autant plus vraie et pittoresque d’ailleurs que ce sont des cadres familiers qu’il se plait à décrire — son Gastinais ou son cher Vendômois. Il l’a peint comme un cadre agréable et reposant où l’on jouit du coloris et du parfum des fleurs, où l’on se repose à la fraicheur des sources, aux ombrages des bois. Enfin, entre l’homme et la nature, il sent des correspondances qui s’expriment tantôt sous la forme de gracieux symboles où les saisons de l’année figurent les âges de la vie, où les jeunes filles sont comparées à des fleurs, tantôt encore, et c’est là que Ronsard atteint au grand lyrisme, sous la forme de l’émouvant contraste entre la nature éternelle et l’homme qui passe.

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B.LA MORT. La perception de ce contraste ramène naturellement le poète au sentiment de la mort. Ce sentiment de la mort qui se présente dans ses œuvres de jeunesse et de maturité sous la forme de la mélancolie deviendra, à mesure qu’il sentira davantage sur lui le poids du temps, une angoisse hallucinante : il crée alors une forme de poésie aux antipodes de la poésie gracieuse de sa maturité dont l’inspiration dominante est la stupeur morne de l’âme devant la désagrégation du corps devenu incapable de vivre sa vie. L’anéantissement de la vie physique aboutit chez lui à l’anéantissement de la vie morale. Il rappelle Villon par ce sentiment d’horreur physique devant la décomposition du corps. Il en diffère en ceci que chez Villon ce sentiment sert de point de départ à un drame moral et à l’angoisse de l’au-delà.

C.L’AMOUR. Sous le signe de la mort, le sentiment de l’amour prend une teinte particulière. Dans les sonnets à Cassandre, à Marie, à Hélène, il y a de la gaieté souriante, de la grâce un peu triste, de la tendresse émue. Il y a surtout une mélancolie touchante qui va grandissante à mesure que Ronsard vieillit. Il exprime avec émotion la brièveté de nos bonheurs terrestres et il nous invite à en jouir avant que le malheur ne fonde sur nous. C’est le thème du célèbre sonnet à Hélène : Quand vous serez bien vieille… Ce désir de profiter pleinement de la vie qui passe aboutit naturellement chez Ronsard à une soif de jouissance, sensible surtout dans ses œuvres de vieillesse.

Conclusion

Ainsi Ronsard s’est donc attaché à faire de la langue et de la versification des instruments susceptibles de traduire sans gêne et sans faiblesse les grands thèmes poétiques du lyrisme. C’est à une rénovation du même genre que nous fait assister le Romantisme. Rien d’étonnant, par suite, si les Romantiques ont restitué à Ronsard, tombé dans l’oubli pendant deux siècles, la place d’honneur qui lui était due. Si haut qu’ils placent la poésie, les grands poètes n’hésitent pas à descendre dans le détail de la technique, car ils savent qu’il n’est pas de grand art qui ne s’appuie sur une solide technique : la technique, loin de brider l’artiste, le soutient au contraire et exalte son inspiration.

REMARQUE

L’Introduction explique le sens du sujet, annonce les grandes lignes du développement, reprend à la fin la citation qu’elle vient d’éclairer.

Le Développement s’appuie en tous ses points sur des exemples précis tant de la langue que des poèmes où s’expriment les thèmes lyriques.

La Conclusion fait d’abord un bilan. Puis elle élargit le débat en rappelant la fortune littéraire de Ronsard à travers les siècles et en soulignant l’importance de la technique dans le domaine de l’inspiration poétique.

SUJETS COMPLÉMENTAIRES

Sujet 3 : Développer ce jugement de Fénelon : « Ronsard n’avait pas tort, ce me semble, de tenter quelque nouvelle route pour enrichir notre langue, pour enhardir notre poésie et pour dénouer notre versification naissante. »

(Aix)

Les trois points essentiels — langue, thèmes poétiques, versification — sont les mêmes que dans le sujet traité p. 48, mais il s’agit seulement ici de montrer que Ronsard est un novateur (ce sera votre idée centrale) dans ces trois domaines. Il n’est pas nécessaire d’insister sur la valeur expressive des réformes de langue et de versification. Il faut en revanche indiquer en conclusion ce que l’éloge de Fénelon comporte de mesuré et de restrictif et par là d’injuste vis-à-vis de Ronsard et des vrais poètes lyriques qui l’ont précédé.

Sujet 4 : Pourquoi Ronsard a-t-il été aimé des Romantiques ?

(Grenoble)

Sujet 5 : Peut-on considérer Ronsard comme le véritable ancêtre de nos Romantiques du XIXe siècle ?

(Caen)

Ces deux sujets sont à peu près identiques. Il s’agit dans les deux cas de montrer les parentés dans le fond et dans la forme de Ronsard, poète lyrique, avec nos lyriques romantiques. Montrer que le même souci d’une forme colorée, d’une versification souple et ample les anime et que les mêmes thèmes se retrouvent chez eux, dans une note, il est vrai, un peu différente. Conclusion générale sur le Lyrisme et ses caractères permanents.

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